31102008
François René de Chateaubriand


Dave McKean
Pourquoi, pourquoi le monde entier s’évertue-t-il toujours à faire chier ! J’exige une explication rationnelle qui pourrait justifier l’habituelle connerie humaine ! Pourquoi mon monde devrait-il être peupler d’imbéciles qui le souille ?
Je crois que je peux comprendre les gens qui tuent la moitiè de leur environnement quotidien…
Si, je vous l’assure.
La folie est, après tout, la seule échappatoire qui permet de retrouver un semblant de structure, une image que l’on comprend, un monde où il devient plus acceptable d’évoluer. Exposer l’absurde, l’exploser, le broyer, et finir d’un rire hystérique et étourdissant. Remplir les cieux de sa haine, de ses cris, d’horreur, de sang, de son propre sang.
Et finir en reniant la mort, en la rendant légendaire, scarifiée…
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30102008
Peter Drucker (1909-2005)
Le ciel est étoilé même lorsqu’il y a des nuages. Les arbres s’écroulent même lorsque personne n’est là pour les entendre. Mais tout cela peut encore changer demain. Mais demain, c’est loin…

Schiele - friendship
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30102008
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28102008
Pythagore

Albert Birot - Femme nue dans une salle de bain
S’élancer dans le néant avec une bassine de béton autour des chevilles. Évoluer dans l’imparfait du conditionnel du subjonctif mais surtout dans la même journée. Et encore et toujours la même journée… cette putain de même journée inutile tout le temps, tout le temps, tout le temps.
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5102008
Changer le regard pris par les habitudes qui ne peuvent changer. Signifier dans l’oeil les sentiments purulents de l’humanité singulière et asexuée sans autres synonymes. Croiser sans prétentions les empreintes de l’Histoire sans voir qu’elle nous est soumise. Brasser le néant avec ses épaules et souffrir les lèvres sans lever les postérieurs suintant de graisse défécatrice. Hurler le vent frais des marées vaginales et en subir l’inanité passive. Tacher les bas des marches pourries pour s’extraire de la craie de l’estomac. Courir pour raccourcir les jambes statutaires posées sur les scènes vives. Dégouliner la matières sans essayer de moudre les colonnes marbrées du désespoir. Regarder les hauteurs empruntées aux fuyants faux-semblant de l’art tuyaux. Tonner les cailloux par la poudre explosive des mains délaissées. Les ongles sales de lueurs contenues par cet abcès distendue des vieillards du passé. Pourtant il faudrait aimer le monde pour tenter de filer sans ses pieds dans l’humeur salée.Aligner les toisons rouges des fauves esthètes abandonnées par les femmes mariées. Mais cultiver la salive par la mugissante damnée des terrains traversés. Le poison ne rejoint pas le cul des verres sans mosaïque où trompe la vertu sans tunnel acéré. Scier les troncs pour promouvoir l’échelonnement des procès. Frôler les toits et percer les gouttes avec la dent du forgeron. Mais partager la fièvre. Contaminer l’écroulement des compactes vallées. Battre les arabesques inavouées des sirènes décapitées dont les crânes trouvaient la fin au fond de l’eau. Continuer encore à tresser la vie pour donner les confitures au docteur. Plier les coutures des frères cimentés. S’arracher les dents avec les amours diluées des branches. Commenter la vision des autres pour le monde défini. Commuer le présent pour parfaire les créations erronées des visages déformés par les bourrasques. Saluer la beauté des éléments pour leur rage justificatrice. Briser les os des parois de silence infirme. Délivrer les mots sans croire en leur insuffisance. Refuser d’éclairer les chemins des aveugles. Se prosterner suivant les modes de règlements communs. Manger l’humidité par le vagin glacé des porteuses de cendres. Retourner filer les laines dosées en maillons dorés et notes de peinture. Fourvoyer les doigts par le passage en communauté viciée. Rouler sur le dallage des croisés. Ecouter le temps s’écrouler. Barrer l’immeuble pour travailler. Réfléchir et calculer. Commissionner l’arrête des algues blanches. Graver et distraire encore un oiseau sans saveur parce qu’il fut étranglé. Châtier les poils sans commencer à créer. Humilier les draps. Humilier les chats. Balayer. S’en aller près des toits. Garer les étrangers pour égorger les poignées des portes enfoncées. Continuer pour grandir sans pâtisseries. Tapisser le pouvoir des envies. Mentir en s’arrogeant sa qualité fine. Fabuler pour transporter les nains sans casser les vertèbres bleutées. Purifier les feuilles pour allonger les foulées dangereuses et codifiées. Perpétuer la grâce gluante. Creuser les cieux pour exporter les adieux.Torturer les lueurs triangles des signalisations inutiles. Insulter la barbarie de l’opiniâtreté des imbéciles habillés. Maudire les révérences et les camouflets de moutarde. Aérer les gares fiévreuses d’innocence. Chercher à percer les armures divines et l’essence charnelle. Entendre les sirènes et avaler leurs cheveux en reniflant les filaments salés. Parodier la brume des soirées pour raccourcir le froid et les genoux qui pincent. Tordre les rétines pour se permettre de supplier les oracles de papiers et suffire aux pleurs. Boire le courrier du caniveau et trahir les navires d’écorce. Virevolter parmi la landes et continuer de trébucher sur les marques des pages des livres classés. Aligner les bords pour sécuriser l’enrichissement des pionniers de poussière. Peindre les vitres. Dormir sans oublier de rêver. Jardiner les roches et l’acier. Entasser la mérule. Cultiver le vide. Sommer les pavements du muscle paralysé. Fondre dans le dernier rayon d’une grotte engloutie. Tuer le canard. Parer aux vantards. Oublier de partir. Cueillir les fruits beaux des erreurs acceptées. Flotter parmi les rats et sentir la combustion des essences au-dessus des têtes. Parsemer le blizzard de l’or des propos du camion. Vagabonder parmi l’objectivité du quotidien. Eblouir les bruits des ferrailleurs. Manger ses dents. Vomir le vent. Hurler les souhaits. Tendre les jambes et alors tomber à la renverse de n’avoir toucher la terre. Percer la tête de rêveries intestines et salaces. Et fleurir le toucher d’une petite mare de défécations odorantes. Enflammer ce membre battant la cadence des erreurs du futur. Mener les cascades vers la plaine narcissique des tombes. Noyer les dentiers pour sauvegarder les passions verticales. Casser fougueusement les tensions. Supprimer les néons. Distribuer les carrés d’hiver pour la glace polaire. S’enfoncer dans les vapeurs de l’inutile et s’emprisonner les chevilles dans les liens de la fumée.
Alechinsky. Sous le feu

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